Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 10:05

A quelques jours de l'ouverture du salon des arts Zofficiels de Cugnaux, 16 artistes peintres qui avaient eu le simple bon sens de mettre un peu d'art, de couleurs et de vie sur les murs mortifères de la base militaire passaient devant le juge...

Pendant ce temps, sur d'autres murs municipaux, de la maison des jeunes aux cours de récrés des écoles primaires, la mairie se payait ses mêmes artistes peintres pour le fun, l'image, la posture...

 

CEET, "salon" art-tempo au début des années 2000...

ceet-cugnaux.jpg


 

25/03/2014

Poursuivis devant le tribunal correctionnel, seize tagueurs et adeptes du graff se sont expliqués devant le tribunal correctionnel d Toulouse fin février (1). Identifiés après une longue enquête par un gendarme de la brigade de Cugnaux, ils devaient répondre des différentes «dégradations» commises notamment à Cugnaux, autour de l'Intermarché, sur le mur de la base militaire de Francazal ou encore sur les murs antibruit de différentes voies rapides urbaines (périphérique, axe Arc-en-ciel notamment) de l'agglomération toulousaine.

Les juges de la 6e chambre correctionnelle ont pris le temps de la réflexion. Comme l'avait proposé la procureur Claudie Viaud lors de son réquisitoire, les juges ont requalifié les faits en «inscription ou dessin fait sans autorisation préalable», délit prévu par l'article 322 - 1 du code pénal.

Un prévenu a bénéficié d'une relaxe ; les quinze autres ont été condamnés à des amendes de 200 à 700 € en fonction du nombre de tags dont ils ont été reconnus coupables. Les demandes de non-inscription au casier judiciaire formulées par les avocats ont été rejetées sauf pour l'un des prévenus, employé de mairie.

Et au chapitre des dommages et intérêts, les tagueurs s'en sortent plutôt bien. L'armée qui réclamait 22 000 € pour nettoyer le mur de la base de Francazal a été déboutée, son représentant n'ayant pas pu fournir de pouvoir à l'audience attestant qu'il représentait l'armée. Le conseil général, dont les équipes de la direction des routes nettoient les murs du périphérique réclamait 81 000 €. Dans leur décision, les juges estiment : «les prévenus reconnus coupables ne sauraient toute fois supporter à eux seuls l'effacement et la remise en peinture de l'intégralité des murs antibruit des rocades». S'appuyant sur le calcul fourni par la représentante du conseil général, les juges estiment que le prix d'une intervention coûte 15 € et l'effacement d'un tag 6,20 €. Au total, les cinq prévenus poursuivis pour les faits visés devront donc payer 270 € ! De 30 à 90 € chacun selon leur responsabilité.

1) Notre édition du 3 mars.

Jean Cohadon


Celà m'a rappelé une série de photos prises à Rennes en 2006 (à retrouver sur mon blog ou page Facebook) :


recup.jpg

Partager cet article

Repost 0

commentaires

<< RETOUR ACCUEIL

Envoyez vos photos à billybop@free.fr

...Parce qu'ils kiffent CUGNAUX-PHOTOS (mais si, mais si...), et qu'ils ont de l'humour (mais si, mais si...). Big up à eux !

 

  chalCUGNAUX-MAIRE.jpg

auj-CUGNAUX-MAIRE.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GUERIN-CUGNAUX-MAIRE-copie-1.jpg

 

sanchez-cugnaux-elections.jpg

laflorentie cugnaux lutte ouvriere

 

zorro.jpg